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C’est à un russe, Smirnov-Trojanskkij, que l’on doit les premiers essais de traduction automatisée qui datent des années trente. Le contexte de la guerre froide fut ensuite propice à un développement généralisé des recherches sur ce thème. Avec des pics d’activité et de découragement, informaticiens, linguistes, chercheurs en sciences cognitives de tous poils ont cogité fébrilement durant plus de cinq décennies, s’attaquant à un problème qui n’est pas sans lien avec celui de l’intelligence artificielle, aux expériences d’Alan Turing et à la fameuse chambre chinoise brillament imaginée par John R. Searle. Ces efforts ont eu au moins pour conséquence d’aller plus avant dans la compréhension de ce qu’est le langage naturel, via les travaux de Chomski pour la grammaire ou de Quillian pour la sémantique.
Accessoirement, si le problème n’a pas encore trouvé de solution satisfaisante, il peut nous procurer par le truchement des logiciels de traduction en ligne les plus simples, un divertissement à peu de frais que l’on aurait tort de se refuser.
Tout un chacun a certainement eu la curiosité d’expérimenter un de ces traducteurs de page Internet, que ce soit pour déchiffrer une page dans une langue que nous ne maîtrisons pas, ou pour le simple plaisir de lire un texte dûment estropié. La question que je me posais dernièrement, un peu suite aux commentaires de ce billet d’ailleurs, était de savoir à quel point une traduction pouvait rendre un texte méconnaissable et si le degré de complexité du texte d’origine avait une incidence sur la teneur du résultat. Evidemment, définir ce qu’est un texte complexe n’est pas aussi simple qu’il paraît puisque de nombreuses expressions idiomatiques n’offrent aucun problème de compréhension à notre oreille alors qu’une machine se perdra infailliblement dans les ambiguïtés générées par ce type de formulation.
J’ai néanmoins tâché de suivre une gradation dans les trois textes que je me propose de soumettre à la sagacité d’éventuels lecteurs. Il s’agit de trois poèmes, assez fameux bien que ne jouissant pas tous de la même notoriété. J’ai choisi le traducteur de Google qui propose le choix le plus conséquent de langues source et destination et comme ce sujet est bien entendu très sérieux, j’ai appliqué à chaque poème la même tortueuse trajectoire, à savoir : français>albanais>hindi>finnois>français.
À vous de soumettre vos hypothèses quant aux textes sources.
Commençons par ce qui ne devrait pas trop offrir de résistance :
Comme vous vous en souvenez Oh, je voudrais
Bonne journée, quand nous étions amis,
À ce moment-là la vie était belle
Et, aujourd'hui, et les coups de soleil.
Pelle, et les feuilles sont collectées
Vous n'oublierez pas de moi.
Pelle, et les feuilles sont collectées
Mémoires et regrette
Et le vent du nord, de maintenir
Le froid silence de la nuit.
Vous savez, je n'oublierai jamais
Cette chanson, qui a chanté pour moi ...
C'est une des chansons, qui sentiment analogue à
Je t'aime, love you.
Nous sommes ensemble à chaque instant
Je t'aime, love you.
La vie et les gens qui s'aiment, à l'exception
Lentement, sans bruit.
Efface le sable et la mer, et
Empreintes ex amants.
Nous sommes ensemble à chaque instant
Je t'aime, love you.
La vie et les gens qui s'aiment, à l'exception
Lentement, sans bruit.
Efface le sable et la mer, et
Empreintes ex amoureux ...
Pelle, et les feuilles sont collectées
Mémoires et regrette
Mais j'aime le calme et la loyauté
Je vous remercie, et souriant tout le temps
Je t'aimais, tu es si beau,
Vous oubliez comment je veux aller?
À cette époque, la vie était plus belle
Burns plus
Vous êtes mon cher ami
Mais je suis désolé que
Et vous chanter
Toujours, toujours, j'ai entendu!
Facile, n’est-ce pas ? Le suivant garde des agencements qui le feront repérer assez rapidement mais j’ai beaucoup son étonnant Ah Mai harmonique gossip.
Lorsque le premier enfant, pleine de troubles dans le rouge,
Implore l'essaim blanc des rêves, vague
C'est de ses deux belles sœurs, est proche de lit
Argentine contraire à l'éthique des doigts avec des clous.
Fourche un enfant avec eux Assoient
Grande ouverte, des fleurs bleues et d'un faux baigne
Ses cheveux et une forte rosée est
La plupart d'entre eux, et ses doigts sont charmeurs.
Il écoute chanter leurs eerie souffle
Long appel de miel et de plantes a augmenté
Et parfois, des sifflements qu'interrompt, la salive
Cases, ou les lèvres et le baiser.
Il écoute son vol des cils Les trous noirs
, Et ses doigts parfumé et soft power
Gray Crackle're au milieu de votre Indolences
Vos ongles petits poux, la mort du roi.
Maintenant, il va à la paresse de l'été
Ah Mai harmonique gossip;
Les enfants, pense à la façon dont lentement Caresses
Réveillez-vous et criez le désir de mourir, sans jamais.
Le dernier fricote avec l’obscur, sans nul contredit, mais l’original est lui-même quelque peu cryptique (allez, j’en dis trop)
Né dans le dos et le taux d'intérêt du marché
Dans un petit verre
Prospérer sans l'amertume de surveillance
Colonel cesse de sauter.
Je crois qu'il est à la fois les évents
Récupérée, et non pas son amant, ni ma mère,
Ce n'est pas un rêve
Mia, une toiture froide nul!
Une tasse de boisson propre
Ce nombre illimité de veuvage
Meurt, mais ne consent pas,
Funeral fond kiss!
À la fin de l'état d'aucun
A est passé de l'obscurité.
De quoi faire une nouvelle anthologie de poésie française, n’est-ce pas ?
Tout dernièrement, alors que je cherchais sur un youtube un dessin animé de l'ancien temps pour mes enfants, j'ai eu l'idée de chercher du côté des Felix the cat que je n'avais plus vu depuis - oh, je n'ose y songer ! En visionnant ce cartoon qui date de 1928, j'ai été étonné de constater à quel point les créateurs jouaient déjà avec les codes du genre, mettant en scène le rapport entre personnage et dessinateur. Je pensais que ce type de traits humoristiques étaient typiques d'époques ultérieures, de l'inventivité de Tex Avery notamment.
On appréciera au passage le doux parfum de misogynie qui enveloppe l'épisode ![]()
dans la série small is beautiful, un nouveau festival de cinoche est lancé : halte au long.
Bon, c'est pour moi l'occasion de mettre ici une petite vidéo avec Rocco Siffredi, mon idole de toujours.
En attendant de trouver le temps nécessaire pour dire tout le bien que je pense du dernier roman de Mathias Énard, Zone, je glisse une note légère sur ce blog : il s'agit des Sorelle Marinetti qu'un ami vient tout juste de me faire connaître par lien interposé. De l'humour doublé d'un joli travail vocal. Après les soeurs Faez de Cuba, entonnons avec les Sorelle Marinetti la gelosia non e più di moda, (se questo potesse essere vero !)
Il est probable que la notoriété de Florence Foster Jenkins outre atlantique dépasse celle qu'elle a pu acquérir en France. Son nom est pourtant synonyme chez l'homo musicalis de franche rigolade et c'est volontiers qu'autour d'un verre de bon vin l'on écoute un enregistrement de la diva, qui nous console une bonne fois de tous les errements qui ont pu être les nôtres. La dame, ici accompagnée au piano (quel stoïcisme, ou quel cachet ?) ne regimbait pas pour se payer un orchestre, ce qu'un héritage bienvenu lui permettait régulièrement de faire. J'ai choisi cette vidéo car au plaisir bien particulier de l'audition de ce chant s'ajoute celui des photos de chat absolument craquantes qu'a rajoutées le youtubaunaute.
Enjoy us !