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En attendant de trouver le temps nécessaire pour dire tout le bien que je pense du dernier roman de Mathias Énard, Zone, je glisse une note légère sur ce blog : il s'agit des Sorelle Marinetti qu'un ami vient tout juste de me faire connaître par lien interposé. De l'humour doublé d'un joli travail vocal. Après les soeurs Faez de Cuba, entonnons avec les Sorelle Marinetti la gelosia non e più di moda, (se questo potesse essere vero !)
Puisque je me trouve d'humeur légère cette nuit, ce que ne laissait d'ailleurs pas présager la journée grise et quasi-emmerdante qui l'a précédée, je récidive dans la délectation musicumoristique, et ceci grâce à Patrick Moutal, prof' au CNSMDP en ethnomusicologie et dont le site regorge de trésors en matière de musique indienne. J'engage tous les amoureux de cette musique à aller y poser leurs oreilles. D'ailleurs je pensais justement commettre une petite note sur la violoniste N. Rajam ce qui me permettra de renvoyer à nouveau sur son site. Mais pour l'heure, c'est le chapitre des productions "décalées" qui m'intéresse. En voici deux particulièrement réussies :
- le bal de la symphonie fantastique de Berlioz. Voici ce qu'en dit Patrick Moutal lui-même :
Quand Jacques Baguet m'a envoyé cet extrait en mp3 (7:33) 4,3MB, je ne sais si c'est à cause du look vieillot de la photo, mais je pensais que ça datait, disons, des années 50 et, sentimoutalisme aidant, je me disais, pas rigolo, ce sont des ouvriers, musiciens amateurs qui ont dû bosser dur pour parvenir à mettre ça sur pied...ça sonnait comme de la musique d'un cirque complètement disjoncté, où rien ne marche, où le maquillage du clown a coulé, ou tout est vieilli, fané, cassé... bref... que de l'imagerie et de l'imaginaire. Ayant pris le téléphone pour dire à Baguet que je ne mettrai pas ça dans le site, j'eus la surprise d'apprendre que ce disque date... tenez-vous.. de 1980, qu'il a été dirigé par Marcel Bouillot, Disque le kiosque d'orphée - 20, rue des Tournelles Paris 4... Alors là, sans savoir analyser pourquoi, mon sentimoutalisme me quitte net et je publie ! je passe ! je disperse, dissipe, liquéfie, j'explose le mp3 à la face du monde ! Pom Q.
- la Truite de Schubert, chantée par Jeanne Pierlot (que je n'ai pas eu l'heur de connaître). En dépit de tous les doutes qui pourraient légitimement subsister, c'est bien dans l'idiome de Goethe qu'elle s'exprime. Étonnant, non ?